Katerine : « Demain, je pourrais faire du jardinage »
Le dernier album de Katerine met en musique un univers décalé. L'homme pose en justaucorps rose et hauts talons argentés. Personnage ambigu, qui transforme ses petites histoires en fictions chantées, Katerine se confie.
Le titre « Robots après tout » renvoie au dernier album de Daft Punk, Human after all. Pourquoi ce clin d'½il ?
Le clin d'½il n'est pas obligatoire. J'aimais le titre de cet album, comment il sonnait. J'aime aussi d'ailleurs le côté minimaliste de l'album. Je cherchais surtout à ne pas en dire trop dès le titre. Je veux que les gens puissent se balader sans que ce soit trop balisé. C'est aussi un clin d'½il au fait que j'utilise des machines, ce qui n'était pas le cas pour mes albums précédents. Je crois que ce titre, Robots, après tout défini assez justement le monde dans lequel nous vivons. Un monde de pantins.
C'est un album electro, groovy. On y entend des chorales. Les textes sont drôles. Est-ce que votre univers décalé vous permet d'évoluer plus librement dans un monde musical plutôt formaté ?
Difficile à dire. C'est vrai que je n'aime pas ressembler aux autres, ni être trop différent. J'aime pouvoir m'exprimer librement, pouvoir explorer des formes que je ne connais pas. C'est un exploit pour moi. Si le ton paraît décalé, tant mieux.
Dans l'album Les Créatures et l'homme à trois mains sorti en 1999, on se souvient de la chanson Je vous emmerde. Aviez-vous des comptes à régler à ce moment-là ?
Non. La chanson reprenait ce qui m'est arrivé souvent en boîte de nuit : ne pas savoir comment draguer une fille. C'est du vécu que je mets en fiction. Dans mes chansons, je cherche justement à fantasmer le réel, proposer un aller-retour permanent entre réel et fiction.
Cela fait quinze ans que vous chantez. Mais depuis votre nomination aux Victoires de la musique, il y a quelques mois, vous êtes très médiatisé. Qu'est-ce que cela a changé pour vous ?
Faire de la musique mon métier est déjà extraordinaire. Et depuis environ quatre mois, il y a plus de monde à mes concerts ; cela suffit à mon bonheur.
On vous voit graviter autour du monde du cinéma (BO, réalisateur). Pensez-vous réorienter votre carrière ou resterez-vous d'abord chanteur ?
Je n'ai pas de vrai métier. Maintenant, je fais de la musique. Demain, je pourrais faire du cinéma et le surlendemain du jardinage. J'aime bien dessiner aussi. Mais la chanson, je continuerai. J'aime ça.
Recueilli par Laurent Arnold, écouter : Samedi, 00 h 10, Chapiteau
Le dernier album de Katerine met en musique un univers décalé. L'homme pose en justaucorps rose et hauts talons argentés. Personnage ambigu, qui transforme ses petites histoires en fictions chantées, Katerine se confie.
Le titre « Robots après tout » renvoie au dernier album de Daft Punk, Human after all. Pourquoi ce clin d'½il ?
Le clin d'½il n'est pas obligatoire. J'aimais le titre de cet album, comment il sonnait. J'aime aussi d'ailleurs le côté minimaliste de l'album. Je cherchais surtout à ne pas en dire trop dès le titre. Je veux que les gens puissent se balader sans que ce soit trop balisé. C'est aussi un clin d'½il au fait que j'utilise des machines, ce qui n'était pas le cas pour mes albums précédents. Je crois que ce titre, Robots, après tout défini assez justement le monde dans lequel nous vivons. Un monde de pantins.
C'est un album electro, groovy. On y entend des chorales. Les textes sont drôles. Est-ce que votre univers décalé vous permet d'évoluer plus librement dans un monde musical plutôt formaté ?
Difficile à dire. C'est vrai que je n'aime pas ressembler aux autres, ni être trop différent. J'aime pouvoir m'exprimer librement, pouvoir explorer des formes que je ne connais pas. C'est un exploit pour moi. Si le ton paraît décalé, tant mieux.
Dans l'album Les Créatures et l'homme à trois mains sorti en 1999, on se souvient de la chanson Je vous emmerde. Aviez-vous des comptes à régler à ce moment-là ?
Non. La chanson reprenait ce qui m'est arrivé souvent en boîte de nuit : ne pas savoir comment draguer une fille. C'est du vécu que je mets en fiction. Dans mes chansons, je cherche justement à fantasmer le réel, proposer un aller-retour permanent entre réel et fiction.
Cela fait quinze ans que vous chantez. Mais depuis votre nomination aux Victoires de la musique, il y a quelques mois, vous êtes très médiatisé. Qu'est-ce que cela a changé pour vous ?
Faire de la musique mon métier est déjà extraordinaire. Et depuis environ quatre mois, il y a plus de monde à mes concerts ; cela suffit à mon bonheur.
On vous voit graviter autour du monde du cinéma (BO, réalisateur). Pensez-vous réorienter votre carrière ou resterez-vous d'abord chanteur ?
Je n'ai pas de vrai métier. Maintenant, je fais de la musique. Demain, je pourrais faire du cinéma et le surlendemain du jardinage. J'aime bien dessiner aussi. Mais la chanson, je continuerai. J'aime ça.
Recueilli par Laurent Arnold, écouter : Samedi, 00 h 10, Chapiteau


